Quels seront les profils emprunteurs les plus avantagés en 2026 ?

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Après plusieurs années marquées par une forte tension sur le marché du crédit immobilier, 2026 s’annonce comme une étape clé pour les candidats à l’emprunt. Entre vigilance bancaire renforcée, inflation sous contrôle et nouvelles obligations liées à la transition énergétique, tous les emprunteurs ne seront pas logés à la même enseigne.

Les banques, toujours attentives au risque, vont privilégier certains profils jugés plus solides et prévisibles. Alors, quels emprunteurs seront les mieux placés pour obtenir un crédit en 2026 ?

Le marché du crédit en 2026 sera plus fluide mais toujours sélectif

Les établissements financiers prévoient un léger regain d’activité sur le marché du crédit, après un net ralentissement en 2023 et 2024. Si les taux devraient se stabiliser sous les sommets atteints récemment, ils resteront néanmoins au-dessus des moyennes observées entre 2015 et 2021.

Cette relative accalmie ne rime pas avec laxisme : le scoring bancaire restera strict, les exigences en matière de solvabilité seront maintenues, et les banques continueront à sélectionner les dossiers selon des critères rigoureux. Les emprunteurs dont la situation est jugée instable ou risquée auront plus de difficultés à obtenir un accord.

Le contexte macroéconomique influencera fortement ces politiques : inflation ralentie mais persistante, croissance modérée et financement des travaux de rénovation énergétique pèseront sur la capacité des ménages à emprunter, notamment dans des régions comme les Hauts-de-France, où les revenus médians restent inférieurs à la moyenne nationale.

Quels profils emprunteurs auront un accès privilégié au crédit ?

Les couples en CDI avec revenus stables : les grands favoris des banques

Un couple disposant de deux CDI, d’une capacité d’épargne régulière et d’une gestion budgétaire maîtrisée reste le profil de référence pour les établissements prêteurs. Ces candidats affichent un risque limité et un reste à vivre confortable après mensualités, ce qui les place en tête des dossiers priorisés.

Les jeunes actifs en début de carrière avec un bon apport

Même avec peu d’ancienneté, un jeune en CDI ayant déjà accumulé un apport couvrant les frais annexes (notaire, garantie) pourra convaincre, à condition de présenter des comptes irréprochables. L’apport reste un marqueur de sérieux aux yeux des prêteurs.

Les fonctionnaires et professions médicales

Profils très recherchés, les agents de la fonction publique et les professionnels de santé séduisent par leur stabilité d’emploi et la régularité de leurs revenus. Infirmiers, enseignants ou médecins sont perçus comme des emprunteurs fiables, y compris dans un contexte économique incertain.

Les cadres avec épargne et gestion rigoureuse

Un cadre supérieur affichant une épargne de précaution suffisante, aucun incident bancaire et une gestion saine des finances personnelles coche toutes les cases. Les banques valorisent fortement cette capacité à anticiper et à démontrer une discipline financière sur la durée.

Quelles seront les exigences clés des banques en 2026 ?

Un apport personnel plus que jamais déterminant

Le financement sans apport devient rare. En 2026, disposer de 10 % pour les frais est un minimum. Un apport atteignant 15 à 20 % du coût total du projet permet d’obtenir des taux plus avantageux et d’accélérer l’accord de principe.

Une gestion bancaire passée à la loupe

Les relevés de comptes sur les 3 à 6 derniers mois seront scrutés dans les moindres détails. Découverts répétés, dépenses non maîtrisées ou crédit renouvelable en cours peuvent fragiliser un dossier, même avec un bon revenu. La capacité à épargner régulièrement devient un critère aussi important que le montant de l’apport.

Le reste à vivre, un indicateur clé

Les banques vont au-delà du taux d’endettement. Elles analysent désormais ce qu’il reste à un foyer pour vivre après les mensualités. Ce reste à vivre est essentiel, notamment pour les familles ou les emprunteurs ayant des charges récurrentes.

Le DPE et les travaux, désormais pris en compte

Avec les nouvelles normes liées à la rénovation énergétique, les établissements de crédit accordent une attention particulière au DPE (diagnostic de performance énergétique) du bien convoité. Le budget travaux, la capacité à les financer et l’accès aux aides deviennent des éléments différenciants dans le montage du dossier.

Quels sont les profils les plus fragiles face au crédit en 2026 ?

Certains profils restent pénalisés par les critères actuels. C’est le cas des indépendants sans historique stable, des jeunes en période d’essai ou en reconversion fréquente, ou encore des emprunteurs cumulant dettes à la consommation et revenus limités. Ces ménages ne sont pas exclus d’office, mais devront fournir des garanties supplémentaires.

Comment maximiser ses chances avant de déposer un dossier ?

Préparer un dossier solide demande du temps et de la discipline. Il est conseillé de réduire ses crédits à la consommation, d’automatiser une épargne mensuelle, de stabiliser sa carrière et de présenter des comptes irréprochables au cours des douze mois précédents la demande. Faire appel à un courtier permet aussi de mieux calibrer son projet et d’ajuster son plan de financement.

Dans les Hauts-de-France, où les prix de l’immobilier restent accessibles à Lens, Béthune ou Arras, les candidats à l’achat devront concentrer leurs efforts sur la constitution d’une épargne et la régularité professionnelle.

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